‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 158 sur 278 · Ibid., livre III, n° 1(d · texte numérisé non relu

Ibid., livre III, n° 1(d

quelques-uns des plus petits efïets du prieuré de Launde ; » et il continua son chemin en souriant. Ce même dénonciateur avait appris qu'un panier d'argenterie, envoyé du prieuré dans une maison de Sowerby, s'y trouvait encore six semaines après la dissolution, puis qu'on l'avait porté chez l'ancien prieur, « au presbytère de Frisby ».

D'autres témoins déposèrent que « trois hongres et une jument » appartenant au prieuré avaient été conduits, peu avant la suppression, dans l'étable d'un voisin, d'où ils furent ensuite dirigés sur la cure de Frisby ; — que « trois assortiments complets de vêtements sacerdotaux » avaient été soustraits d'une manière semblable à la vente des effets, et qu'au même endroit un coffre renfermant plusieurs pièces d'argenterie, cuillers, gobelets et autres objets en argent, était resté caché pendant une année ou plus après la dissolution (1). Voici une autre anecdote curieuse, relative à l'argenterie que possédait l'abbaye de Croyland. Le témoin était un ancien moine de cette maison et, quand l'abbé, John Briggs, mourut quelque temps après son expulsion, il « fut son confesseur et l'un de ses exécuteurs testamentaires. » 11 avait ouï dire que les commissaires du roi avaient donné au défunt abbé une certaine quantité d'argenterie. « Et ledit témoin, continue la relation de l'interrogatoire, déclare qu'il voulut savoir du susdit abbé, à son lit de mort, où était l'argenterie, et l'abbé répliqua qu'on la trouverait, après sa mort^ dans sa chambre,... dans un coffre en bois blanc à côté de son lit. » Outre cette caisse, il y en avait une autre, « garnie de fer », qui conte-

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