‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 159 sur 278 · Rec. Office, ibid., livre 13;^, fr · texte numérisé non relu

Rec. Office, ibid., livre 13;^, fr

nait différentes pièces d'argenterie. « Et le témoin dépose qu'environ huit semaines avant l'abandon du monastère, il alla, par ordre de l'abbé, chez un certain John Mereshouse, à Croyland, et là ouvrit un coffre allongé » où était une partie de l'argenterie trouvée après la mort de l'abbé, « plus, une coupe à pied qui fut donnée au comte d'Essex d'alors » (l)

De même, John Calans, un orfèvre de Coventry, acheta à quelques chanoines de Stoneleigh un « encensoir d'argent » et d'autres objets qui avaient été engagés précédemment pour la somme « de 14 livres à peu près ». Le prieur de Sulby vendit au même orfèvre de l'argenterie pour une valeur d'environ 20 livres, et il céda la « hampe de sa croix », « le jour de la Fête-Dieu, en pleine foire de Coventry », à la femme de Laurence Warren, un orfèvre de Londres. Également vers cette date, une paire de chandeliers d'argent, « dorés en partie », que l'on croyait provenir de l'église abbatiale de Garendon, fut mise en vente dans la même ville (2).

Les exemples pourraient être multipliés; mais les précédents suffisent à montrer que les monastères n'étaient pas toujours disposés à attendre en paix la venue du spoliateur. Les exemples de baux passés à de certaines conditions, en vue d'une suppression éventuelle, sont très nombreux, et souvent même, tel bail conclu à la veille de la dissolution est antidaté à dessein. Sans aucun doute, les moines étaient fréquemment poussés par le désir ou par la nécessité de remplir les engagements de la communauté, qui étaient toujours considérables et parfois écrasants. Mais, dans

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