R. 0. — Aug. Oiï. Mise. Bk., 233, f
4. R. 0. — Aug. Off., Minister's Accounts, 30-3 H. VIII, 224, m. 6 d.
Criimwell de le récompenser de ce service, car il n'a reçu « ni traitement ni poste de Sa Majesté, sauf la charge de chancelier, laquelle est sans doute élevée et honorable, mais lourde et onéreuse » (1).
Burnet lui-même reconnaît qu'Henri préparait les voies à la suppression en choisissant avec soin les hommes qui, à la première mise en demeure, consentiraient à la cession de leur monastère. Ainsi, John Capon, ou Salcot, abbé de Hydo, bien qu'il fût créé évêque de Bangor en 1534, eut la permission de rester supérieur commendataire de son abbaye jusqu'en 1539, époque où il la remit entre les mains du roi et fut récompensé par le siège épiscopal de Salisbury. De même, Robert Pursglove, le prieur de Gisburne, qui fut évêque de Hull et suffragant d'York, non seulement signa un acte d'abandon, mais déploya toute son activité pour persuader aux autres d'agir comme lui. Il obtint une pension annuelle de 200 livres (2). Stephen
i. Wright, 239.
2. Les visiteurs royaux avaient forcé le prédécesseur de Pursglove de résigner ses fonctions en 1537, et ils l'avaient remplacé par « un ami » de Crumwell. Pursglove fut envoyé à Wliitby en octobre 1538, pour y assister à l'élec tion d'un abbé. Il voulut que la communauté lui permît de « nommer » le pandidat de Crumwell. Elle refusa. Alors il s'efforça d'amener les moines à remettre le sort de l'élection entre les mains de Crumwell. Ils refusèrent de nouveau, et ils revendiquèrent leurs droits de libre élection, que les agents du roi ne voulurent point leur concéder. Le prieur partit pour Londres afin de déposer une plainte (Wright, 249). La lettre entière nous montre comment étaient menées les élections pendant les dernières années de l'existence des monastères, et l'on pourrait citer quantité d'autres exemples témoignant des vigoureux efforts de la Couronne pour imposer des supérieurs dociles aux volontés royales. Whitby fut dissous le 14 décembre 1559 : selon toute apparence, il ne fut point rédigé d'acte de cession, mais les moines furent pensionnés et Henry Darell, l'abbé, reçut 100 marcs. (Aug. Oft". Mise. Book., 246, f. 14.) — Depuis quelque temps, l'on usait de pression pour contraindre l'exabbé de Whitby, John Hexham, à se démettre. Il résista et, le bruit s'étant répandu qu'il était prêt à la soumission, il écrivit une lettre pour le démentir. Il finit par renoncer à son poste en faveur de W. Petre, au mois d'août 1538. (Corr. de Crumwell, XXXIII, 62.)
Sagar, abbé de Hayles, ayant été appelé à Londres, signa un « acte d'abandon privé » (1) et fut renvoyé auprès de sa communauté pour obtenir le consentement général. Il se tira si bien de cette mission qu'il fut couvert d'éloges par les commissaires. « Il a livré sa maison, déclarèrent-ils, de manière si discrète et si loyale qu'il a mieux agi que tous ceux que nous avons vus dans notre inspection (2). »
« Quand les arguments et les belles promesses ne réussissaient pas, écrit le savant Dugdale, on venait à bout de la besogne par la terreur et les violences. On invoquait un prétexte, — le mauvais état des bâtiments, ou des négligences dans la gestion du monastère, ou encore une infraction aux injonctions du roi, — et l'on destituait certains abbés pour mettre à leur place d'autres qui étaient plus souples. » Ainsi Richard Boreman, autrement nommé Stevenage, l'abbé de Saint-Albans, remplaça l'abbé Catton en avril 1538 (3). Le 10 décembre de l'année précédente, deux commissaires du roi, Legli et Petre, avaient écrit, à propos de Saint-Albans, que, « de l'aveu même de l'abbé », il semblait y avoir « un juste motif de destitution, non seulement parce qu'il a violé les injonctions du roi, mais aussi pour ses dilapidations manifestes, ses expédients, la négligence de son administration et pour plusieurs autres causes. Cependant, — et pourquoi, nous l'ignorons, — dès qu'il entend mentionner ou proposer la cession, il se montre si intraitable que, prétend-il, il aimerait mieux mendier son pain durant
d. Corr. de Crumwell, XX, 15.