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3. Le congé qui suivit la destitution de Catton est daté du 23 janvier 1538. — Rot. Pat., 29 H. VIII, pars III, m. 9.
le reste de ses jours que d'y consentir. » Les visiteurs employèrent tous les moyens pour l'ébranler^ mais, disent-ils, « il devient d'heure en heure plus obstiné et moins soumis ». Ils demandent donc de nouvelles instructions. S'ils destituent le supérieur, la maison est si endettée « que nul ne voudra assumer ici les fonctions d'abbé, à moins de le faire dans le dessein d'abandonner le monastère entre les mains du roi ; et, pensent-ils, la chose peut s'arranger ainsi, facilement et sans beaucoup de discours, au mieux des intérêts de Sa Majesté ». Ils conseillent encore de recourir à un autre plan : ce serait de tenir le malheureux abbé quelque temps en suspens; il désespérerait « tout à fait d'obtenir la moindre faveur», et peut-être alors, dans la crainte « d'être destitué, vous supplierait-il d'accepter sa renonciation, car il s'assurerait ainsi des moyens de subsistance » (1). Mais l'abbé Catton tint parole. Ni la pression extérieure ni les embarras qui pesaient sur lui ne purent l'amener à se rendre ou à démissionner. La destitution suivit de près la lettre citée plus haut. Le dernier abbé légitime de Saint-Albans n'eut point de pension.
Richard Boreman, son successeur, eut aussi des difficultés. N'ayant pu payer au roi ses « prémices », il fut tenu enfermé. « M. Gostwick, écrit-il à Crumwell, m'a privé de ma liberté, et il me garde chez lui, de sorte que je ne puis communiquer avec des amis pour obtenir mon élargissement. Toutefois je lui ai offert de lui verser sur-le-champ 300 livres, — tout ce que je pourrai trouver à emprunter à si bre délai, — mais il exige,, outre plusieurs grosses sommes