‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 231 sur 278 · R. 0. Rôles du Trésor, II, m · texte numérisé non relu

R. 0. Rôles du Trésor, II, m

2. Ibid, « Minister's Accounts », 31-32 Henr. "VIII, 236, m. 37. Cette partie des 144.500 livres achetées par Core venait du comté de Leicester: les cloches brisées étaient au nombre de 56 et pesaient 48.000 livres, (m. 7 d.)

Anglais se plaint d'avoir été maltraité par Tlnquisition espagnole. « Les motifs de cette persécution, dit-il, furent mon refus de tenir Henri VIII pour un hérétique et une prétendue approbation donnée à la destruction des monastères et à la vente des cloches d'église. » La cause première était un négociant de Londres, Thomas Edwards, qui avait expédié sur un vaisseau « une cloche de bronze pouvant peser deux quintaux». Un prêtre qui passait et qui la vit s'écria devant l'auteur de la plainte adressée à Crumwell : « Quel bon chrétien que votre roi d'Angleterre qui jette à bas les abbayes et enlève les cloches! » L'Anglais prit parti pour son souverain et s'attira ainsi des difficultés avec les hauts personnages de l'Inquisition (1).

Dans quelques cas, assez rares, les habitants des paroisses voisines préservèrent de la destruction les cloches des monastères en les achetant pour leur propre compte. Les gens de BuckfasQeigh,en Devonshire, par exemple, payèrent 33 livres 15 schellings à sir Thomas Arundel pour les cinq cloches de la vieille abbaye (2). A la dissolution de Ford, les paroissiens achetèrent cinq cloches pour leur église ; et les habitants de Churchsloke recueillirent par souscription 26 livres 13 schellings 4 pence afin de préserver de la destruction les cloches de Newnham (3). Sur les deux cents cloches enlevées par sir John Scudamore dans les monastères du Hereford, du Shropshire, du Staffordshire et de Worcester, les habitants de Roucester en réclamèrent trois comme appartenant à leur église

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