‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 234 sur 278 · Ibid., 224, m. 6 d · texte numérisé non relu

Ibid., 224, m. 6 d

30 livres. Un autre, Robert Cocks, obtint le dortoir entier pour la somme de 10 livres. Un troisième, Walter Dennys, se procura le réfectoire pour 6 livres, et un quatrième, Henry Bewchyn, eut les cloîtres pour 8 livres » (1). A Walsingham, les « fenêtres, portes, pierres dites pierres de taille, vitres, fers, ardoises et tuiles » furent adjugés par lots pour une somme totale de 55 livres 15 schellings 11 pence (2). Quand on détruisit le prieuré de Douvres, un certain « Adrien le brasseur » donna 7 livres pour les tuiles et la charpente ; un autre, Thomas Portway, acquit pour 1 3 schellings et 4 pence « la toiture de la Chapelle de Notre- Dame » et pour 12 schellings « les pierres tombales et les pierres d'autel », tandis que le commissaire reconnaît avoir pris pour son propre compte vingt tonnes de « charpentes pourries » (3).

Une chose est hors de doute : c'est qu'il y eut de grands gaspillages au cours de l'œuvre destructrice; que les profits mesquins retirés de la vente des immeubles furent tout à fait disproportionnés aux frais d'érection première, et que la Couronne ne recueillit en réalité qu'un dixième de la valeur réelle des biens confisqués. Voyons, par exemple, la dissolution de l'abbaye de Pipwell. Dès l'arrivée des commissaires, sir William Parr obtint à titre gratuit les dalles du dortoir, dont il emporta une partie sur-le-champ. Puis, selon toute apparence, les gens du voisinage se ruèrent sur l'abbaye pour s'en disputer les morceaux et volèrent des vitres, du fer et du plomb en quantité. L'un enleva les deux portes de la brasserie; un autre,

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