Ibid., « Mise. Book », 109, n
un chaudronnier ambulant, voulut s'approprier du plomb, mais, pris sur le fait, il fut pendu à Northampton. Sir William Parr s'offrit les poissons des étangs est et ouest et les mit « en réserve ». Chacun des moines emportâtes objets que renfermait sa chambre. Peu de temps après la suppression, on éventra « une solide armoire placée dans le dortoir »et contenant les titres de la maison : il fut impossible de déterminer ce qui en avait été soustrait. Le plancher du beffroi fut jeté bas quand les commissaires démontèrent les cloches, «et en même temps les pupitres du chœur et toutes les fenêtres de l'infirmerie furent brisés et vendus par les serviteurs » des fonctionnaires royaux (1). Il ne semble pas qu'à aucun moment, tandis que l'on battait en ruine de tous côtés les plus beaux monuments et les édifices les plus somptueux^ Henri VIII ou ses serviteurs aient éprouvé le moindre scrupule. Jamais l'on ne songeait à épargner autre chose que ce qui pouvait servir à une exploitation quelconque, et tout ce qui, une fois démoli, pouvait ajouter une poignée de livres à la somme totale du butin était sacrifié. Les « bâtiments superflus » étaient toujours, — comme à l'abbaye de Sainte-Marie, Winchester, — l'église, la salle du chapitre, le dortoir^ le réfectoire. On ne laissait debout que « le logement du supérieur et les communs » (£). Les « bâtiments superflus » étaient
1. « Mise. Book »,no 29. On pourrait citer de nombreux cas où les pillards démolirent les édifices à seule fin de se procurer du plomb. La toiture du magnifique monastère de Sherborne, avec celle du beffroi et du dortoir, fut adjugée pour 230 livres. Les matériaux, fer, pierres, etc., du couvent deFleet Street, à Londres, furent vendus 125 livres. Le plomb arraché du faîte de Téglise deSaint-Elphege, à Cripplegate, produisit ÔO livres; celui de l'abbaye de Sainte-Marie, à York, 800 livres ; celui d'Evesham, 260 livres, etc., etc. (Ibid., Rôles du Trésor, III, m. 17 d.)