Rec. Off. Chapter House Box, 151, no
2. M. Baigent fait remarquer qu'au nombre des maisons rétablies pendant le règne de Marie était celle des Franciscains Observantins, à Southampton. Ceci ressort nettement de certaines clauses que contiennent des testaments rédigés à cette époque. Ainsi John Tanner, de Soutti Stoneham, lègue, le 9 décembre 1558, 10 schellings aux Frères de Hampton. De même, le testament de Charles Harrison, médecin, de la paroisse de Holy Rood à Southampton, fait en date du 5 octobre 1558, ren'"erme les dispositions suivantes : « Mon corps sera enseveli dans l'église du susdit monastère de Saint-François, à Southampton; » — « Je donne et lègue aux frères de la Règle de Saint François, en la ville de Southampton, 40 schellings; » — «de plus, je donne et lègue tous mes livres de philosophie, de théologie et d'histoire aux frères Observantins de Southampton, à l'effet qu'ils soient et restent toujours dans la bibliothèque des susdits frères ; je veux que tous mes livres de médecine soient donnés à un étudiant en médecine d'Oxford qui n'a pas l'argent nécessaire pour en acheter, et que les gens qui fréquentent Oxford s'informent de trouver un étudiant dans ces conditions. » Ajoutons que sir Charles Harrison devait être fort à son aise, car il laisse à sa femme des pièces d'orfèvrerie pour un poids total de 256 onces, plua 60 livres sterling en espèces.
dictins et, entre autres, quatre religieux de Glastonbury. On projetait également de rétablir ce sanctuaire renommé de l'Ouest. Les travaux de réparation des bâtiments démolis furent même commencés. Les religieux se savaient si aimés des habitants du Somerset qu'ils ne demandèrent que la restitution des ruines : ils étaient certains que leurs voisins d'antan les aideraient avec joie à rebâtir les murs démantelés. « Nous ne désirons, déclarent-ils, d'autre don pour la fondation que celui de la maison et de l'emplacement, le reste des revenus à payer pour le fermage accoutumé, afin que, par notre travail et notre économie, nous vivions ici sous notre habit religieux en petite communauté, jusqu'à ce que la charité des gens de bien puisse suffire à un plus grand nombre. Et comme le pays est très attaché à notre religion (c'est-à-dire à notre ordre), nous croyons que les habitants nous aideraient de grand cœur à restaurer et à meubler notre monastère ; nous arrêterions ainsi la ruine totale et une grande partie de la maison serait reconstruite à la gloire de Dieu et à l'avantage de Leurs Majestés^ le roi et la reine, et de tout le royaume (1). » — On eut également l'intention de rétablir l'abbaye de Saint-Albans et de lui rendre son ancien supérieur, l'abbéBoreman. La mort de la reine Marie mit un terme à tous ces projets de restauration, et les moines de Saint-Benoit perdirent une fois encore la garde de Westminster. Le dénouement de leur histoire nous est ainsi conté par l'historien Fuller : « La reine Elisabeth, ayant obtenu la couronne, manda à l'abbé Feckenham qu'il se rendît auprès d'elle. Le messager le trouva occupé à plan-