Cbapler House Book », A, 2/29, p
maines de son père, et que nul ne pourrait disposer de ses biens, soit pour payer ses dettes, soit pour doter ses filles. » Cette personne ajoute qu'avant ces explications, elle ignorait^ comme tout le monde, croit-elle, « la vraie signification de l'Acte des Usages » (1).
La populace était donc alors très surexcitée par le spectacle des innovations temporelles et spirituelles qu'on lui imposait. Dans le comté de Lincoln, les choses allaient de mal en pis; les nombreuses suppressions de monastères, les rumeurs constantes qui annonçaient, outre de nouvelles destructions et de nouvelles profanations, le projet nourri par Henri VIII de poursuivre la saisie des biens ecclésiastiques : tout cela détermina le peuple à recourir aux armes pour protéger les droits de l'Église et de la nation.
L'histoire de l'insurrection ofï'rira plus d'intérêt si nous laissons parler ceux qui y assistèrent : il suffira de citer les dépositions des témoins et l'interrogatoire des prisonniers, qui suivirent la répression du soulèvement.
« Sir William Moreland, prêtre, ancien moine de Louth Park, » déposa qu'il fut moine de cette abbaye jusqu'au 8 septembre 1336, et que, « le jour de l'Exaltation de la Sainte-Croix » (14 septembre), il avait reçu sa « capacité », et que toujours, depuis lors, il avait « porté l'habit séculier, sauf tout le temps qu'il resta chez sir Robert Constable, à Pomfret, où il porta l'habit blanc et un scapulaire ». Après avoir quitté l'abbaye, il avait été demeurer chez « un certain Thomas Wrightson, à Kedington », petit village