‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 64 sur 278 · Ghapter House Boolc », A, 2/29, p · texte numérisé non relu

Ghapter House Boolc », A, 2/29, p

tranquille pour le moment et priant pour le roi. Et au prochain parlement, vous agirez selon la décision qui sera iprise, et je ne doute point qu'ainsi vous ne puissiez rester où vous êtes, avec la grâce de Dieu pour vous garder. » Cette lettre fut écrite à York en décembre, et l'auteur déposa qu'il l'avait envoyée parce qu'on prétendait alors, et à Pomfret et à York, que les abbayes continueraient à subsister « dans l'état oi^i elles avaient été rétablies^ jusqu'au prochain parlement ». Pour cette même raison et parce qu'il avait « compris que telle était la promesse faite à Doncaster », il parla de semblable façon à Coke^ prieur de S*^-Agathe(l).

La lettre au supérieur de Cartmell fortifia probablement les frères dans leur résolution de ne pas quitter leur antique demeure. Ils expièrent d'une manière terrible la confiance qu'ils avaient eue en la parole du héraut. Colyns, le bailli de Kendal, déclare en effet au cours de son interrogatoire qu' « après cela, quatre des frères de ladite maison de Cartmell et huit tenanciers furent mis à mort pour avoir résisté au fermier du roi, M. Holcrofte, et provoqué une nouvelle émeute environ huit semaines après (les lettres de grâce), à l'insu du prévenu et, qu'il sache, de toute autre personne de Kendal (2). »

Robert Aske, il ne semble pas y avoir de doute à cet égard, s'efforça de contenir le peuple et de mettre obstacle à toute nouvelle tentative de révolte, car il espérait que le roi tiendrait la promesse donnée à Doncaster. Quinze jours après la dispersion des insurgés, Henri lui écrivit pour le presser de venir le voir.

Page 1