Ghapter House Book, A, 2/29. pp
Crumwell, et il ajouta qu'il n'était point dans les fonctions du roi d'avoir charge d'âmes, et il lut un livre écrit, disait-il^ par lui-même (Bygod), où il montrait quelle autorité appartenait au pape, quelle à un évêque et quelle au roi. Et il prétendit que le chef de l'Église d'Angleterre pouvait être un ecclésiastique, tel que l'archevêque de Cantorbéry ou tout autre, mais nullement le roi, qui était tenu de défendre avec l'épée les droits de tous les hommes d'Église ».
Hallam déclare aussi que Bygod avait « dit, devant le sous-prieur de Watton et la plupart de ses frères, que le prieur n'était pas légalement investi, car il était aumônier de lord Crumwell et nommé par lui. Et, alors qu'il aurait dû être choisi par libre élection, il ne l'avait été que par trois ou quatre moines de son ordre. Et en cela, le témoin (1) pensait et affirmait qu'il n'avait dit que la vérité. En effet, depuis que le prieur était au prieuré, il n'avait jamais été bon pour personne. Et il prit au témoin vingt marcs en argent, au lieu qu'il aurait dû être payé en blé, quand Dieu l'enverrait. Et il dit bien des paroles dures à ses tenanciers et les réprimanda, siégeant plutôt comme un juge au tribunal que comme un religieux... Pour ces motifs, donc, Bygod conseilla aux frères de Watton d'élire un autre prieur, leur promettant de rédiger un projet pour leur indiquer comment ils devaient s'y prendre^ et il les engagea à mander un notaire, car il croyait que le peuple allait bientôt se soulever encore, et il ne convenait point que les moines fussent sans chef et sans supérieur ». Hallam avoue avoir appuyé ces conseils, parce que, dit-il, « les sus-