Chapter House Book, A, 2/28, p
à!attainder en raison de leur participation supposée au « Pèlerinage de Grâce ».
Lors du second soulèvement, on prétendit que le prieuré de Gilbertins de Watton, auquel Crumwell avait imposé un nouveau prieur contre le gré de la communauté, n'était point resté inactif. L'histoire ne saurait être mieux racontée que par William Horsekey, interrogé sur ce qu'il savait de l'affaire. « 11 y a eu, dit-il, lundi quinze jours, — c'était le lundi du Labourage après la Noël, — les susdits Hallam, Hugh Langdale et le témoin buvaient ensemble chez un certain John Bell, à Watton^ avec beaucoup d'autres paroissiens, qui étaient tous réunis en grand nombre, selon la coutume de l'endroit le lundi du Labourage, et qui rentrèrent ensuite chez eux. Les susdits Hallam, Hugh Langdale et le témoin, en compagnie du curé de Watton, quand ils passèrent devant l'église de Watton, y pénétrèrent pour réciter un Pater noster^ et tandis qu'ils étaient là, le susdit Hallam appela le témoin et le susdit Langdale près d'un autel, nommé autel de Notre-Dame, et il leur parla ainsi : Messieurs, je crains fort que Hull ne veuille nous tromper, nous le peuple^ car on y reçoit chaque jour par eau des pièces d'artillerie ». Il déclara ensuite que le roi ne voulait point remplir ses promesses et qu'ils devaient se tenir sur leurs gardes. Aske, dépose le témoin, tenta tous les moyens pour empêcher la seconde insurrection, qui fut provoquée par « la démolition des abbayes » et parle paiement forcé des « dîmes ».
« Il affirme encore », continue le document, « que le sous-prieur, le confesseur des religieuses et le curé de Watton. . . , ont surtout favorisé et mis en train cette sédition, car il leur a entendu dire à chacun d'eux^
plusieurs fois depuis la dernière fête de Noël^ que les choses n'iraient jamais bien tant que Sa Majesté le roi serait chef suprême de TÉglise, et qu'on n'y pourrait remédier que par une nouvelle révolte du peuple. Et en conscience, il croit que pas un seul des chanoines de Watton n'est loyal, mais qu'ils sont tous heureux d'encourager les mécontents. Et il dit qu'ils murmurent tous beaucoup contre leur prieur et voudraient bien en avoir un autre (1). »
Hugh Langdale, dont parle ce témoin, était serviteur du « prieur de Watton » et, durant les derniers troubles, il se trouvait à Londres avec son maître. 11 fut également interrogé, et il déclara que Hallam et sir Francis Bygod étaient restés deux jours au prieuré. « Dans cet intervalle, ajouta-t-il, comme le témoin l'apprit en servant à table, les susnommés Bygod et Hallam s'entretinrent du prieur et dirent qu'il n'était point légalement investi. Puis Hallam conseilla et ordonna aux frères du prieuré, sous peine de perdre tout ce qu'ils possédaient, d'élire un autre prieur. Et à cet effet le sous-prieur envoya le témoin à Beverley pour en ramener un notaire appelé Thorland. »
Hallam, quand on l'interrogea, reconnut avoir fait entrer Langdale dans l'église pour qu'il « prêtât serment sur la Bible » ; car il craignait qu'il n'avertît « son maître, le prieur de Watton, alors à Londres ». 11 déclara, en outre, avoir entendu dire à sir Francis Bygod que les articles de Doncaster n'avaient aucune valeur, parce qu'ils n'étaient point rédigés au nom du roi, mais commençaient ainsi : « Quoique Sa Majesté le roi », etc. A ses yeux, « l'auteur n'était autre que lord