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fausses opinions, ce qu'ils ne feront point, je crois (1). »
Puis, le duc déclare qu'à son avis, qui est aussi, pense-t-il, celui de Crumwell, il serait bon d'établir « deux enquêtes différentes, afin que, l'une ignorant où en sont les recherches de l'autre, toutes deux luttent d'ardeur pour découvrir les offenses. Et je me suis arrangé de telle façon que nous aurions assez de gens pour quatre enquêtes. Et j'ai maintenant si bien lié connaissance avec ces gentilshommes, que je me risquerai parfaitement à désigner pour les enquêtes plusieurs d'entre eux qui ont épousé les filles de lord Darcy ou celles de sir Robert Constable (2). Et je désignerai John Aske, qui est le frère aîné de Robert Aske. Ne doutez point, mylord, que les choses ne marchent au gré du roi. »
11 dit ensuite qu'il espère avoir les preuves avant jeudi, qui « n'est pas un jour où l'on puisse siéger, car ce sera le jour de l'Ascension », et, si son attente n'est pas déçue, Crumwell aura « les résultats » et sera « en mesure de procéder aux mises en accusation à Londres, lundi ou mardi. Mon excellent lord, ajoutet-il, je ne manquerai point de désigner pour l'une des enquêtes les meilleurs amis des accusés, afin de met-
1. Ces peligieux s'appelaient « John Rochester et James Walwercke », deux des membres héroïques de la Chartreuse de Londres. Ils furent pendus à York.
2. Raine (« Hexham », I, App. CLXII, en note) dit : « Les gentilshommes étaient Brian Stapleton, de Carlton ; Henry Babington, de Dethick ; sir "William Fairfax, de Gilling ; sir Thomas Dawney, Cowick ; enfin, sir Thomas Metham.SirThomas Metham était un membre du jury de mise en accusation.
Les filles de sir Robert Constable s'allièrent par mariage aux familles de Saint-Quintin, Gower, Pudsey, Cholmeley et Husee. Sir Roger Cholmeley et sir Edward Gower figurèrent dans le jury de mise en accusation qui siégea à York.
tre à l'épreiiYe leurs sentiments et de voir s'ils préfèrent servir Sa Majesté- en ce procès avec franchise et loyauté, ou bien favoriser leurs amis ; et s'ils ne veulent point les condamner, ils seront récompensés selon qu'ils le méritent pour la corruption de leur cœur. Et quant à l'autre enquête, je nommerai des jurés dont je serai aussi sûr que de moi-même (1). »
La commission tint séance au château d'York, le mercredi « veille de l'Ascension, 9 mai », devant le duc de Norfolk, sir Thomas Tempest et d'autres. Les jurés, parmi lesquels était John Aske, frère de Robert, déclarèrent les prisonniers coupables d'avoir conspiré avec lordDarcy, le 10 octobre, « en vue de dépouiller le roi de ses dignités, titres, nom et état royal, qui est de représenter en ce monde le chef suprême de l'Église d'Angleterre ». En outre, ils furent déclarés coupables d'avoir voulu forcer le roi « à réunir et tenir un Parlement et une Convocation, sans compter divers autres crimes de haute trahison ». De plus, après avoir reçu leur pardon, ils avaient trahi de nouveau en janvier.
Une semaine après, ils comparurent devant le chancelier Audeley,à Westminster, et, comme ils se dirent innocents, le jour du jugement fut fixé au 24 mai. Ce jour-là, tous les prisonniers, sauf Ralph Bulmer (2), furent condamnés à mort (3).
Les abbés et les moines qui furent jugés et exécutés à cette époque moururent certainement victimes de la