Papiers d'État, I, p
côté d'elles. » Pour terminer, il blâme le comte de Cumberland de n'avoir pas laissé les corps accrochés au moyen de chaînes, comme le lui commandaient ses instructions, et de ne pas s'être livré, après l'enlèvement, à de plus strictes « recherches pour découvrir celui qui avait si gravement ofïensé Sa Majesté». Il ajoute : « Dans ce comté (1) et dans l'évêché, ils sont encore tous pendus avec des chaînes, en dépit de bien des intercessions pour beaucoup d'entre eux (2). » Le roi semble étrangement désireux que l'on trouve les auteurs de cette action et qu'on les juge. « De plus, écrit Crumwell, quant aux dépositions de certaines femmes concernant l'acte d'avoir détaché et enseveli les corps des traîtres..., assurément, eu égard au méchant exemple et à la pensée perverse des coupables, cet acte n'a pu sortir que de la tête des femmes, mais des hommes furent les principaux coupables. » Ainsi, le roi pense qu'il faut absolument découvrir ces derniers et les punir comme ils le méritent si bien (3).
Aidés par la terreur des vengeances royales et l'exemple de l'impitoyable châtiment infligé à tous ceux que pouvait atteindre le bras d'Henri Vllï, il ne paraît pas que les commissaires aient eu beaucoup de peine à reconquérir les monastères confisqués. Au commencement de février, Norfolk était loin d'espérer un semblable résultat, et il avait déclaré que, bien que la grande et la petite noblesse eussent promis de « mettre les fermiers du roi en possession des maisons religieuses», personne n'osait agir (4). Mais deux mois