‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 86 sur 278 · Ibid., n" 169, m · texte numérisé non relu

Ibid., n" 169, m

« avaient fui, ne laissant derrière elles ni biens ni bestiaux » (1).

Plusieurs des monastères importants tombèrent au pouvoir du roi à cette époque par suite de Vattainder aui frappa leurs abbés. Le statut qui réglait la succession royale (25' année d'Henri Vlil) introduisit^ sou& les termes ambigus de « biens d'héritage » et de « successeurs » deux changements considérables dans la loi anglaise. D'abord, les propriétés par substitution pourraient à l'avenir être confisquées pour crime de trahison. Puis la seconde clause : « Outre les personnes qui auront été ainsi condamnées, leurs hérétiers et successeurs, » etc., devait avoir pour but, comme l'insinue sir Matthew Haie, de permettre la saisie des terres détenues, du chef de la communauté, soit par un évêque, soit par un abbé. Le roi trouvait personnellement son compte à la confiscation do ces domaines et il avait, dès lors, tout intérêt à élargir autant que possible l'application de la loi. Jusque-là, si une condamnation par « attainder » frappait un évêque ou un abbé, les biens du diocèse ou de l'abbaye que dirigeait le supérieur condamné n'en souffraient point. 11 était réservé à Henri VIll de comprendre la saisie des biens d'une communauté dans le châtiment infligé à son supérieur pour des actes de félonie supposés ou réels. Burnet démontre toute l'injustice de ce procédé : « Quelque juste qu'ait été, dit-il, la condamnation par attainder de ces abbés, la saisie de& domaines de leurs abbayes, opérée en vertu de l'attainder, fut regardée comme violence faite à la loi, attendu que l'offense d'un bénéficiaire ecclésiastique

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