‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 87 sur 278 · Min.'AccouDts, 28-29, H. VIII, no 200, m. 2d · texte numérisé non relu

Min.'AccouDts, 28-29, H. VIII, no 200, m. 2d

est chose personnelle et ne saurait porter préjudice à l'Église; pas plus que l'attainder d'un fonctionnaire laïque ne diminuerait les droits de la charge pour ses' successeurs (1). »

C'est pourtant d'après cette interprétation de la loi de haute trahison qu'Henri VIII résolut d'agir. Le rôle qu'on soupçonnait certains abbés d'avoir joué dans le « Pèlerinage de Grâce » lui fournit un prétexte pour s'emparer des biens de leurs maisons. On a déjà signalé la part qu'y prit John Paslew, abbé de Whalley. Les preuves relevées contre lui n'étaient pas de nature à démontrer qu'il eût prêté aux insurgés un concours actif. Il n'en fut pas moins jugé à Lancaster, probablement en vertu de la loi martiale, en même temps que deux d'entre ses moines, John Eastgate et William Haydock, et que l'abbé de Sawley. Ce dernier, William Trafford, fut pendu à Lancaster le 10 mars; John Paslew et Eastgate furent pendus deux jours après à Whalley. L'autre moine de Whalley subit le même supplice le jour suivant, 13 mars, dans un champ situé à quelques milles de son monastère, et son corps y resta suspendu pendant un certain temps (2) .

Dans une lettre écrite au comte de Sussex vers cette date, Henri le remercie d'avoir châtié ceux qui l'avaient offensé. « Et attendu que, dit-il, après l'exécution de l'abbé de Whalley, vous avez donné des ordres pour la bonne direction de la maison et pour la surveillance rigoureuse des biens, afin d'éviter tout

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