Papiers d'État, I
bonne écurie pour la « jumenterie » qui coûtait très cher au roi « à Tliornbury et ailleurs » (1).
Vers le milieu de novembre, l'église que Darcy décrivait comme « l'une des plus belles qu'il eût vues » avait été profanée et renversée grâce aux efforts énergiques de Richard Bellasis. Crumwell avait ordonné qu'on arrachât le plomb des toitures. Son agent écrivit qu'il avait « enlevé tout le plomb de Jervaulx » et l'avait « fait fondre en morceaux d'un demi fodder (2). Ce plomb a produit 360 fodders, avec 34 fodders et demi qui étaient déjà là. Ledit plomb ne peut être transporté ni charrié avant l'été prochain, car les routes de ce pays sont si mauvaises et si pleines d'ornières,qu'aucune voiture ne peut y passer en hiver. Et quant à la démolition et au rasement de l'abbaye, j'ai envie, si tel est le bon plaisir de Votre Seigneurie, de laisser la maison debout jusqu'au printemps prochain, car les journées sont si courtes, que cela coûterait le double pour le faire maintenant. » « Quant aux clociies, ajoute-t-il, je ne puis en obtenir plus de quinze shillings par quintal, et je serais heureux de savoir si je dois accepter ce prix ou les expédier à Londres (3). »
A la Saint-Michel de 1537, le commissaire du roi était en mesure d'accuser, au chapitre des recettes, une somme supérieure à 600 livres, — soit plus de 6^000 livres de notre argent, — provenant de l'abbaye de Jervaulx, déchue et frappée d'attainder. L'année suivante, les mêmes domaines rapportèrent au Trésor 764 livres 13 shillings 8 pence. Il est vrai que, cette