Calendar », VII, n° 982, 16 juillet
permission d'user envers les monastères d'autant de violence qu'ils voulaient. Les scènes que l'on rapporte au sujet d'une élection faite à l'abbaye de Croxton semblent presque incroyables. Lord Berkeley et ses partisans se saisirent par violence, en celte occasion, d'une somme d'argent considérable qui appartenait à l'abbaye, et ils exercèrent, avec une parfaite impunité, les plus grands ravages dans la propriété des moines (1). 11 paraît que, la veille de l'élection, lord Berkeley et le IV Hewes, accompagnés d'une suite de quarante personnes, se rendirent à l'abbaye. Deux des serviteurs prirent possession pleine et entière des appartements du monastère, dont ils saisirent les clefs et fermèrent les portes. Tous les domestiques de l'abbaye furent expulsés par la force et remplacés par des gens de la suite de Berkeley. Le matin de l'élection, lorsque les religieux voulurent pénétrer dans leur salle du chapitre, James Berkeley et douze ou treize hommes armés les repoussèrent avec leurs sabres et les forcèrent à retourner au chœur et à s'enfermer dans l'église.
La nuit qui précéda l'élection, et le jour même de celie-ci, le Dr Hewes et d'autres « employèrent tous leurs efforts auprès de maître Thomas Grene, l'abbé en fonctions, pour lui persuader qu'on offrait pour cette élection la somme de 500 marcs, et que, s'il ne donnait point cette somme à lord Berkeley, ils nommeraient l'abbé qu'ils voudraient ». Les hommes armés continuèrent ensuite à tenir le chapitre fermé, jusqu'au moment où l'abbé de Welbeck leur montra les lettres patentes du roi qui l'autorisaient à inspec-