‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 139 sur 288 · Galendar », VIIÏ, n · texte numérisé non relu

Galendar », VIIÏ, n

tribués aux moines, et plusieurs les prirent en disant qu'ils les liraient si le président les approuvait. Mais au bout de trois jours, ils les renvoyèrent, disant que tel était l'ordre du président. Dom John Rochester en prit un, le garda quatre ou cinq jours, puis le brûla : ce qui est une bonne chose à leur reprocher quand il vous plaira d'envoyer un visiteur (1). »

Il plut à Crumwell de les laisser quelques mois encore condamnés à une existence qui devait être à peine tenable. Il espérait, sans aucun cloute, que tôt ou tard ils seraient vaincus par la souffrance et céderaient aux ordres du roi. « Seulement, dit M. Proude, l'esprit des anciens martyrs était en ces pères. » Ils sortirent pour la plupart vainqueurs de la lutte. Henri et son ministre furent obligés d'en venir aux mesures extrêmes. Quelque temps avant leur délivrance finale par une mort plus clémente que la persécution de Crumwell, les Chartreux avaient vu augmenter le nombre de leurs geôliers. Les instructions données à ces fonctionnaires révèlent bien l'esprit qui les dicta. Ce document est ainsi conçu :

« En premier lieu, il y aura cinq ou six gouverneurs temporels, hommes instruits, sages et dignes de confiance, dont trois ou quatre seront continuellement présents à tous les repas et logeront là toutes les nuits.

« Idem : Les susdits gouverneurs appelleront en leur présence tous les religieux et tous les serviteurs et fonctionnaires de la maison ; ils les informeront que Sa Majesté le roi leur a pardonné toutes hérésies et trahisons antérieures à ce jour, en les avertissantque, s'ils commettent une nouvelle offense,

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