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profils possibles pour Crumwell par l'octroi des licences destinées à apporter quelque adoucissement aux rigueurs de la loi nouvelle et que vont solliciter des « requêtes pressantes ». (1) Le maître pesa ces avantages et abandonna les victimes à la torture. Aussi sa correspondance fourmille-t-elle, à cette époque, de demandes à lui envoyées par les religieux pour obtenir d'être affranchis de l'injustifiable emprisonnement auquel ils étaient condamnés. Il est aisé de s'imaginer avec quelle joie Crumwell prit la plume, sans doute à la suite des informations reçues de Legh, pour inscrire dans ses « Remembrances » (2) cette note : « Des visites, et combien cela chagrine les supérieurs d'être retenus à l'intérieur de leurs monastères (3). » Chapuys comprit toute la portée de ce manège, car il écrivait en septembre : « Crumwell fait sa tournée : il visite les abbaves, dresse l'inventaire de leurs biens et revenus, leur enseigne à fond les doctrines de la nouvelle secte, chasse du couvent moines et nonnes ayant prononcé leurs vœux avant la vingt-cinquième année, et laisse les autres libres de partir ou de rester. 11 est vrai qu'on ne leur dit pas expressément de partir, mais on leur donnesansdétourà entendre qu'ils feraient bien de s'y résoudre ; car on va les soumettre à une réformation si rigoureuse et si extraordinaire, qu'ils finiront par s'en aller, et tel est le but que vise le roi, afin d'avoir une meilleure occasion de s'emparer des biens ecclésiastiques sans que le peuple murmure (4). » Voilà un motif qui ressemble étrangement à celui qui