‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 230 sur 288 · Ibid., VII, fol · texte numérisé non relu

Ibid., VII, fol

3. Voy. aussi XLVI, 31. Description des vitraux de l'église de Saint-Thomas Acres, par Robert Ward : « Je vis sur la partie nord de l'église certaines fenêtres où s'étalait la vie de saint Thomas, et je remarquai en particulier une représentation superstitieuse et papiste rappelant l'absolution donnée au roi qui régnait alors, et ainsi figurée : plusieurs moines sont peints avec

chevalier, soit jugé de paix pour le roi à Henley, j'estime, sauf correction, qu'il y a grande et notable négligence de la part de l'évêque de Lincoln qui, étant si proche, n'extirpe point semblables erreurs. Bien plus, je crains qu'il n'y ait aussi mal, pire même, en beaucoup d'autres endroits de son diocèse.

« Il est également de mon devoir de signaler à Votre bienveillante Seigneurie la grande incurie des libraires de Londres qui, pour leur privilège et leurs gains, n'ont point honte de vendre encore des livres d'heures qui corrompent les sujets du roi. Mes voisins m'en ont apporté beaucoup, et j'ai saisi dans l'enceinte de Newbury une foule d'autres livres papistes et abominables, à la fois contraires à Dieu et à Sa Majesté le roi; et je ferai plus, si Votre Seigneurie me donne une autorisation ou un ordre. Je vous supplie humblement, mon très cher et excellent maître, de me renvoyer votre aimable réponse par la bouche du porteur de la présente,le jeune M. Winchcombe, et de me signifier ce que vous entendez que je fasse des livres que j'ai déjà pris, et s'il faut que je les brûle au pied de la croix de la place publique ou non. »

Quelques semaines auparavant, Coverdale avait écrit dans le même sens et déclaré que les prêtres ne montraient pas assez d'empressement à se plier aux désirs du souverain et de son ministre. Le lendemain, nouvelle lettre, où il s'exprimait ainsi : « A mon avis, et sauf correction, un grand nombre des prêtres de ce royaume tombent sous le coup du prwmunire, pour n'avoir point entièrement aboli tous les offices religieux qui sont contraires à la suprématie et aux prérodes verges à la main, et le roi se tient agenouillé, nu, aux pieds d'un moine, comme s'il allait être battu devant la châsse de saint Thomas.»

gatives très légitimes de Sa Majesté. Car, dans l'office de la fête appelée Cathedra S. Pétri, la majeure partie des matines est manifestement une affirmation de la puissance usurpée de l'évêque de Home. Cela est clair pour tous les gros livres des matines que renferme l'église de Newbury, et je ne doute point qu'il n'en soit de même en beaucoup d'autres églises. J'ai découvert ces choses le septième jour de ce mois, et je m'en suis étonné, vu que l'acte abolissant cette autorité usurpée existe depuis si longtemps (1). »

On fit sentir à toutes les classes de la société, sur toute l'étendue du pays, qu'elles étaient assujetties à la volonté omnipotente de Thomas Crumwell et à la mesquine tyrannie de ceux qui pensaient conquérir ses faveurs en montrant que sa puissance primait loi et justice (2). Après la spoliation delà chapelle de Notre- Dame de Walsingham par les commissaires du roi et l'enlèvement de l'image, la nouvelle se répandit qu'une grâce avait été accordée à un dévot de cet antique sanctuaire. Sir Roger Townsend voulut aller essayer de découvrir la personne qui avait mis en circulation un bruit qui risquait de réveiller l'ancien attachement du peuple pour ce lieu de pèlerinage, et ainsi de produire des troubles. Voici comment il décrit les résultats de sa visite, dans une lettre à Crumwell datée du 20 janvier :

« 11 y avait une pauvre femme de Wells, non loin

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