Calendar », IX, n
2. Corr. de Crumwell, XIX, n° 20. Voy. aussi le n° 21, où il est question des fouilles opérées dans la bibliothèque du Dr Lussh,curé d'Aylesbury. De même (XLIV, 35), le prieur deTwynham reçut l'ordre de rechercher certains livres.
tous les jours, en son livre de messe, le nom de ce Thomas Becket dans toutes ses infernales collectes (1). » De même, le vicaire de Wrington (Somerset) « ne veut point supprimer le nom de Thomas Becket ». C'était toujours là le signe d'une obstination perverse et d'un désir de résister aux innovations du roi. Les moines de Cristchurch, Cantorbéry, s'attirèrent des embarras pour avoir chanté l'ancien « domnum apostolicum » dans leurs litanies, et le prêtre qui chantait la grand'messe fut dénoncé comme n'omettant point, au canon, le nom du pape.
Le célèbre Miles Coverdale fut l'un des espions les plus zélés de Crumwell, et ses lettres nous édifient sur les procédés mis en œuvre pour contraindre le peuple à la soumission. Il écrit à Crumwell, par exemple, que deux hommes sont venus l'informer (2) « que, sur une fenêtre à vitraux de la chapelle de Notre- Dame, en l'église de Henley-sur-la-Tamise, l'image de Becket, avec toute la fausse histoire de sa mort, a été laissée en place. Et ce n'est pas tout : mais aucune des poutres et des ferrures, ni aucun des chandeliers (où l'on avait coutume de mettre des cierges et des lumières devant les images), n'ont été enlevés. Aussi les pauvres, sottes et ignorantes gens croient qu'on va leur permettre de planter encore leurs chandelles devant les images et que l'ancienne pratique reparaîtra bientôt (3).... Or, bien que sir Walter Stoner,