R. 0. Chapter H. Bks, B
grosses sommes d'argent, à titre de cadeaux, de toute espèce de personnes, ecclésiastiques et laïques. Sur les pages de ce registre figurent à maintes reprises des dons de nouvel an qui se montent à 10 et 20 livres. Archevêques, évoques, abbés et prieurs, nobles et roturiers, fonctionnaires, laïques inconnus, villes, collèges, chapitres des cathédrales, tous envoyaient leurs redevances et, à l'occasion d'une nouvelle année, leurs présents, afin de se concilier la faveur du puissant ministre. Certains totaux sont fantastiques. Le 1er janvier 1539, par exemple, le livre de comptes accuse, comme cadeaux d'étrennes, la somme de 800 livres (plus de 9.000 livres de notre monnaie). Des sommes variant de 10 à 50 livres affluent : ce sont les droits afférents à la visite des monastères et des diocèses et les droits d'installation des fonctionnaires ecclésiastiques et civils. En l'année 1538, le prieur de Saint-Swithin, à Winchester, versa plus de 300 livres dans la cassette de Crumwell. Un jour, le prieur de Rochester paie 100 livres. Une autre fois, c'est l'abbé d'Evesham qui donne 266 livres. Les agents que Crumwell a employés à l'inspection des monastèses, Layton, Legh, Ap Rice et Petre, acquittent au profit de leur maître des sommes considérables à titre, soit d'honoraires dus pour les visites, soit de présents.
Cranmer, qui certainement avait la crainte et la méfiance de son puissant supérieur dans l'ordre ecclésiastique, jugea nécessaire de lui assurer une pension annuelle de 40 livres (1), « en souvenir de son amitié ». A Rowland Lee, l'évêque de Coventry et Liehfield, Crumwell réclame 100 livres pour lui avoir obtenu un