‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 242 sur 288 · Ibid., II, p · texte numérisé non relu

Ibid., II, p

dans les mêmes fonctions avait versé 200 marcs à titre de droits d'installation, et, bien que le monastère eût perdu de sa valeur, Blakeney se déclara disposé à « traiter » avec Crumwell pour la même somme, à condition que l'abbé de Saint-Albans lui garantît ce poste pour la vie, par document écrit « sous le sceau de la communauté ». En outre, le nouveau prieur désirait qu'on l'exonérât du paiement d'une annuité que « milady Mary Carey, aujourd'hui Stafford, avait obtenue de mon prédécesseur sous le sceau de la communauté ». Cette annuité était de 100 marcs, et Robert Blakeney pensait que Mary Carey n'avait rien fait et ne voulait rien faire, « que je sache », ajoute-t-il, pour mériter une semblable allocation. A son avis, la maison, « vu les prémices et autres frais », ne peut se permettre cette libéralité, qu'il a donc supprimée. Mais, le chancelier lui ayant envoyé l'ordre de continuer la pension, il implore l'intervention de Crumwell : « Prenez l'affaire en main et, pour vos peines, l'annuité de vingt nobles (1) que Votre Seigneurie reçoit de moi sera portée à vingt marcs, laquelle fera retour à votre fils, M. Grégoire, s'il vous survit (2). »

Quant aux présents, ils affluent vers Crumwell de tous côtés : il lui vient du poisson de Croyland, des pommes de Kingslangley, des perdrix et des faisans de Harrow, des faucons irlandais de Bath, des hongres de Tewkesbury. Ce sont là quelques échantillons des cadeaux innombrables et variés à l'infini qui lui arrivent. Le moins curieux n'est pas l'envoi de 40 livres par un certain John Hunter : « pour vous aider,

1. Le « noble » était une monnaie d'or qui valait à peu près 8 francs. (Note du trad.)

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