Br. Muséum, Gotton MS. Titus, I, f
3. Il y eut, à cette époque, un échange de grosses sommes entre Gostwyke et Crumwell. Le premier, en l'espace d'un mois, paie plus de 3.000 livres « sur ses billets à ordre », et, en revanche, Crumwell lui verse d'un seul coup 1.000 livres «à titre de présent» et, dix-huit mois plus tard, 2.000 livres.
4. A rapprocher de cette note : « Laund pour moi-même, » une lettre de Thomas Frysby, chanoine de ce monastère, laquelle accompagne un envoi de fromage à Crumwell. Il lui dit que son bon maître n'a pas besoin de remercier l'abbé de ce cadeau et ajoute : « Qu'il plaise à Votre bienveillante Seigneurie de se rappeler que, pendant que vous demeurâtes quelque temps icir
que chose à John Godsalve, car il en a besoin. » — « Item, ne pas oublier de demander la vraie valeur des biens de Castleacre, pour la part qui me revient. » Réussit-il à obtenir ces biens-là? Nous l'ignorons ; mais il acquit ceux du prieuré de Lewes et les vendit, comme en témoigne son livre de comptes : « 1 9 mai : à Thomas Busshope, après vente de divers effets et bestiaux à Lewes, en paiement partiel d'une plus grosse somme, 467 livres 13 schellings 1/2 penny. » Les autres objets vendus produisirent environ 1.200 livres, butin considérable pour un seul monastère et qui représente quelque 17.000 livres de notre monnaie (1). Crumwell reçut à titre de donation le prieuré de Lewes. Après y avoir fait quelques changements et supprimé les constructions superflues (tout cela est noté sur son état des frais), il permit à son fils Grégoire, marié depuis peu, d'aller habiter avec sa femme le monastère d'où l'on avait expulsé les religieux. Grégoire écrit à son père que Mme Crumwell a trouvé les différents corps de logis « fort commodes » (2).
Crumwell semble avoir été prodigue dans ses dépenses. Sa domesticité lui coûta, au moins pendant un certain temps, plus de cent livres par mois, et, aimant à faire bâtir, il sacrifiait beaucoup à ce goût. Jadis il avait conseillé à son maître, Wolsey, de se tenir en garde contre cette passion attirante et fascinatrice, mais dangereusement onéreuse; ce qui ne l'empêcha point, aux jours de sa toute-puissance, d'avoir des maisons en cours de construction aux
à l'abbaye de Laund, vous preniez la peine de vous promener avec moi ou mes frères pour causer de nos affaires. » Crumwell, semble-t-il, s'était ainsi familiarisé avec les lieux. — Voy. Blunt, I, 377.