R. O. Corresp. de Crumwell, VII
« Rolls » (1), à Austin Friars, à Hackney, à Mortlake et à Ewhursi. Dès qu'il trouvait une occasion favorable il achetait des propriétés (2) : c'étaient tantôt les dépouilles de monastères dissous, tantôt les domaines héréditaires de gentilshommes de vieille souche, que leurs possesseurs vendaient pour remplir certains engagements. Sans aucun doute, Crumwell, qui ne perdait jamais de vue ses propres intérêts, conclut plus d'une fois d'excellents marchés, — comme le jour où il acheta pour 333 livres à sir William Gascoyne une annuité de 84 livres.
Il sacrifiait aussi énormément à sa passion pour l'orfèvrerie et la joaillerie. Coupes, aiguières et plateaux d'or, assiettes, plats et soucoupes d'argent à la douzaine sont commandés à « M. Trappes, de Londres », à John, d'Anvers, et à Bastian le joaillier. Mais nous ne serions point fâchés d'être mieux renseignés sur certains articles qui entrent en ligne de compte : ainsi « la croix en or de Saint-Albans », qu'il paya 106 livres à « Aston, l'auditeur » ; puis, le « diamant et rubis » que « Jenyns le joaillier » lui vendit au prix énorme de 2.000 livres.
Pour ses plaisirs, Crumwell dépensait l'argent sans lésiner. Aux boules, aux cartes et aux dés, il perdait des sommes allant de 20 schellings à 30 livres. 11 offrait encore généreusement au roi et à la Cour le régal de