Wright, p
Dr London de ne pas poursuivre l'affaire. L'abbesse lui écrivit pour le remercier « de ce qu'il vous ait plu, dit-elle, d'envoyer des lettres pour arrêter le Dr London, qui était ici prêt à supprimer cette pauvre maison contre ma volonté et celle de toutes mes sœurs, et qui l'eût fait, en vérité, si vous n'aviez pas en toute hâte expédié des ordres contraires » (1 ). En même temps, Crumwell avait demandé quelque charge à Godstow pour un certain Dr Owen. L'abbesse lui certifia qu'elle se conformerait à ses désirs. « J'ai vu porter des plaintes sur le Dr London, écrit l'évêque Burnet, pour avoir sollicité des religieuses, mais je ne vois pas qu'on se soit plaint du Dr Lee. »
Il ne paraît aucunement invraisemblable, à voir la vie de London dans la suite, qu'il ait voulu profiter de l'occasion exceptionnelle qui lui était alors offerte d'attirer les religieuses dans un piège diabolique. L'archidiacre South, parlant d'une affaire tout à fait étrangère à cette inspection, nous donne sur son compte le certificat de mœurs suivant : « Mais à quelle honte publique le Dr London fut plus tard exposé, lorsqu'on lui imposa une pénitence publique qu'il dut accomplir vêtu de deux chemises de femme, à cause de Mme Thykked et de Mme Jennynges, la mère et la fille, et comment il fut surpris avec l'une d'elles dans sa galerie par Henry Plankney, le fils de sa sœur : nombre de gens le savaient alors à Oxford et ailleurs, et je crois bien qu'une personne encore en vie s'en souvient autant que celui qui écrit cette histoire (2). »
Cette conduite faillit coûter au Dr London la perte de la faveur de Crumwell et de son poste de recteur