‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 274 sur 288 · Wright, p · texte numérisé non relu

Wright, p

tit(l). Au nouvel an, il lui envoie ses pieux souhaits ainsi qu'un « pauvre gage » ; il ajoute que le monastère de Thelisford, dont il a « expulsé les frères, sera utile à l'ami de son maître, M. Lucye», car celui-ci « tient une excellente maison, et il a de nombreux enfants, qu'il élève dans la science et la vertu. 11 a également sur les bras une foule de frères et de sœurs (2) ».

La conduite du Dr London à l'égard de l'abbesse de Godstow est bien connue. 11 s'était opposé à sa nomination, et « il a toujours depuis lors », écrit-elle à Crumwell, « nourri envers moi grande rancune et méchanceté, comme mon plus mortel ennemi ». C'est à London que fut confiée la tâche de supprimer le couvent. Catherine Bulkeley, l'abbesse, écrit : « Il vint tout à coup vers moi, entouré d'une troupe en désordre, et alors me menace moi et mes sœurs, disant qu'il a une commission du roi pour abolir la maison malgré moi. Et quand il vit que je le laissais faire toutes choses selon sa commission et lui montrais bien que jamais je ne me remettrais entre ses mains, alors il commença de me supplier et d'enjôler mes sœurs les unes après les autres, nous traitant comme je n'ai jamais vu traiter les sujets du roi ; et il continue à s'attarder ici, à mes grands frais et débours... Et malgré que le Dr London, en homme déloyal, ait déclaré à Votre Seigneurie que je suis dépensière et prodigue, le contraire est vrai, car je n'ai pas aliéné pour un liard des biens de ce monastère, meubles ou immeubles, mais je les ai bien plutôt augmentés (3). »

Crumwell, pour une raison quelconque, ordonna au

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