Lifeof Wykeham », p
ses bonnes grâces aussi adroitement qu'il avait su s'attirer celles de Crumwell, à la mort de Warham. Ce prélat s'en servit comme d'un instrument pour tenter d'abattre Cranmer et de châtier les soi-disant réformateurs avec « le fouet à six lanières ». Cranmer n'était pas en reste de sympathie avec London, et il l'appelle « un gros et abject chanoine de Windsor. (1) »
A cette époque de sa carrière, London est décrit comme employant la violence et la brutalité pour punir ceux qui repoussaient les six articles. A Oxford, « il futl'un des trois qui poursuivaient avec une extrême rigueur les honnêtes étudiants du collège du Cardinal dont plusieurs périrent en prison par suite de mauvais traitements » (2). L'un de ces étudiants nous dépeint la conduite du Docteur quand il apprit que le plus éminent parmi les adversaires des six articles s'était enfui d'Oxford. Ce fut pendant les vêpres célébrées à « Saint-Friswide » qu'on apporta la nouvelle au doyen et au commissaire, qui quittèrent le chœur au moment où l'on chantait le Magnificat. Et « vers le milieu de l'église ils rencontrèrent le Dr London, haletant, grondant et soufflant comme un lion affamé et vorace qui cherche sa proie ». Dans l'interrogatoire qui suivit, « le Dr London et le doyen, dit le narrateur, me menacèrent, au cas où je ne révélerais pas la vérité, de m'envoyer à la Tour de Londres pour y subir la torture (3). »
1. Extrait du MS. Benêt. Coll. Gamb., « acousatio Cranmeri ». Mémoire de la main même de l'archevêque, cité par Strype, « Mems. of Cranmer », I, p. 158.