Ibid
— Si- —
valoir, des droits ou des intérêts dans ces maisons » (1 ) .
Quelle que fût alors l'opinion de Wolsey sur l'intégrité de ses agents, les bruits qui couraient à leur sujet étaient bien fondés, cela n'est guère douteux. Plus tard, il est vrai, le cardinal admit réellement l'exactitude des insinuations accusatrices lancées contre ceux qu'il employait dans sa guerre aux religieux. Fiddes, dans sa « Vie de Wolsey », dit ceci : « Les revenus du cardinal, tant par suite de ses nombreux privilèges : pouvoirs de visite, droit de créer des abbés, d'homologuer les testaments, d'octroyer les facultés d'enseigner, les licences et autres autorisations, que par suite de ses pensions et bénéfices, et bien d'autres avantages visibles, étaient tenus à cette époque pour égaux aux revenus de la couronne. Mais, quant au premier chapitre, celui qui trouva les meilleurs moyens de l'enrichir fut son aumônier, John Allen, docteur es lettres, qui, accompagné d'une suite nombreuse, et chevauchant dans une sorte de tournée perpétuelle d'un monastère à un autre, extorqua, dit-on, des sommes immenses pour le compte de son maître (2). »
CeDr Allen était, semble-t-il, l'objet d'une grande épouvante et d'une haine violente. C'était un homme dur et astucieux, et, comme son collègue Crumwell, il avait reçu une éducation trop pratique au détriment de ses sentiments d'humanité ou même d'honnêteté. Il devint plus tard archevêque de Dublin, « où son arrogance et sa rapacité le conduisirent à une mort violente » (3). A une date ultérieure, lorsque Crumwell, ministre complaisant des convoitises d'Henri VIII,