‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 61 sur 288 · Calendir », IV · texte numérisé non relu

Calendir », IV

IIeniu vin. — I.

être soupçonné d'agir dans son propre intérêt. Casali pensait que le pape était convaincu de la nécessité d'ériger de nouvelles cathédrales et de réformer les monastères, mais « il réfléchit quelque temps sur la nécessité qu'il y avait de supprime!1 les monastères de tout ordre ». L'auteur de la lettre ajoutait qu'il était « sûr que l'affaire serait conduite avec habileté » (1). Que voulait-il dire par ce mot d'habileté? Une lettre de son frère, Gregorio Casali, va nous l'apprendre. 11 a dit à son frère le protonotaire, raconte-t-il,et « à Vincent (son neveu) que la seule manière d'obtenir quelque chose du pape est de l'importuner sans cesse» (2). Ces « importunités » produisirent bientôt leurs fruits. Deux bulles furent lancées par Clément Vil, le 14 novembre 1528. Dans la première, il déclare que le roi avait présenté une pétition montrant qu'en Angleterre il y avait de nombreux monastères qui ne contenaient pas le nombre de religieux fixé (c'est-à-dire douze moines ou religieuses) « et qui n'avaient pas de revenus suffisants pour subvenir à leur entretien. D'où il s'ensuivait que la discipline régulière n'était pas observée et que le service divin n'était pas accompli comme il convenait. En raison du relâchement de toutes contraintes, la règle de bonne conduite n'était pas gardée par les moines et les religieuses de ces maisons ». La pétition ajoutait que, si celles-ci étaient annexées à d'autres maisons religieuses, où l'office de jour et de nuit était célébré comme il convenait, et où l'on observait une bonne discipline, la religion ne s'en trouverait que mieux. Ainsi, se guidant sur ces informations et faisant droit à la pétition, le pape accordait par une

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