‹ Henri VIII et les monastères anglaisChapitre 99 sur 288 · Ibid., no 334.— 12 avril · texte numérisé non relu

Ibid., no 334.— 12 avril

4. Ce Richard Lyst dit dans une autre lettre (Record Office, Correspondance de Crumwell, t. XXIV, n° 42) qu'il était «autrefois serviteur de Monseigneur le cardinal ». Il « a des rêves effrayants trois ou quatre nuits par semaine », et il croit qu'il « servirait mieux Dieu dans un état différent » et qu'il serait « débarrassé » de ses tracas. Il ajoute : «Les renseignements que je tous ai e*pf diés sur le frère Forest méritent confirmation. » Quelques mois après, il écrit de Clare Hall, à Cambridge, pour dire qu'il veut se faire « prêtre séculier ».

pecte du frère Raynscroftys » empêcherait l'ordre « de prêcher contre le roi (1) ». Au commencement de mai, néanmoins, le frère Peto, homme de « bonnes maison et famille », et que Lyst avait spécialement accusé de malveillance à l'égard des projets du roi, dut prêcher devant ce dernier (2). Il n'hésita point à dire hardiment son opinion. L'histoire de ce sermon et de ses conséquences a été contée par l'historien John Stow(3) :

« Le premier qui résista ouvertement au roi ou le blâma touchant son mariage avec Anne Roleyn fut un certain frère Peto, homme simple mais très pieux, de l'ordre des Observantins. Cet homme prêcha à Greenwich sur le vingt-deuxième chapitre du troisième Livre des Rois, [à savoir, la dernière partie de l'histoire d'Achab, où il est dit : « Là où les chiens ont léché le sang de Naboth, là même ils lécheront aussi ton sang, ôRoi !» — et là-dessus il parla des prophètes menteurs qui abusaient le roi, « et je suis, ajouta-t-il, ce Michée que tu haïras, car je dois te dire en toute vérité que ton mariage est illégitime. Je sais que je mangerai le pain de l'affliction et boirai l'eau du chagrin ; mais parce que lé Seigneur a mis ces paroles dans ma bouche, il faut que je les dise. » Et quand il se fut chaleureusement élevé contre le second mariage du roi, pour l'en détourner, il ajouta : « 11 y a bien dautres prédicateurs, oui, beaucoup trop, qui te prêchent et te persuadent d'agir autrement. Leur amour des honneurs terrestres se repaît de ta folie et de tes fragiles afflictions, e1 par ce moyen ils trahissent ton Ame,

î. « Calendtr -, vil, 168.

2. Ilarpsfield, « The Pretended Divorce», Camden Society, p. 203.

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