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Chapitre VIL

y Arboribas suus horror inest. Tùm plurima nigris » Fontibus unda cadit , simulaciaque mcesta Deoruni y Arte carent , caesisquè extant iuformia truncis. » Ipse situs , putrique facit jam robore pallor » Attonitos : non vulgatis sacrata fignris » IS'umina sic metuunt : tantùm terroribus addit y Quos timeant , non nosse Deos. Jam fama fertbat y Saepe cavas motu terras mu^ire cavernas , » Et procuinbentos iterùm consurgere taxos , » Et non ardentis fulgere incendia sylva , » Roboraque amplexos circnmfulsisse draccnes ; » Non illum cultu populi propriore fréquentant , y Scd cessère Deis. Medio cùm Phœbus in axe est, » Aut cœlum nox atra tenet , pavetipse sacerdos » Accessus dominumque timet deprendere luci. » Ha ne jubet immisso svlvam procumbere ferro : >> Nam vicina operi , belloque intacta priori , » ïnter nudates stabat densissima montes. y Sed fortes tremuêre m anus , motique verendà >s Majestate loci , si robora sacra ferirent, >> In sua credebant redituras membra secures. » Implicilas magno Caesar terrore cobertes v Lt \idit, primas raptam ubrare bipennem » Ausus , et aëriam ferro proscindere quercum, y Effatur , merso viclata in robora ferro : >> Jam ne quis vestrùm dubitet subvertere sylvam , » Crédite me fecisse nefas. Tune paruit omnis y Imperiis , non sublato secura pavore , » Turba ; sed expensa Superorum et Caesaris ira » Procumbunt orni , nodosa impellitur ilex , y Sylvaque Dodones , et fluctibus altior alnus , » Et non plebeios luctus testata cnpressus. » Tùm primùm posuère comas , et fronde carentes y Admisère diem , propulsaque robore denso y> Sustinuit se sylva cadens. Genuêre \identes >> Cruliorum populi : mmis sed clausa juveutus

33 o Essai sur la Poésie épique »

» Exultât. Quis enim Isesos impunè putaret » Esse Deos ? *

Voici la traduction de Brébeuf. On sait qu'il était plus ampoulé que Lucain ; il a gâté souvent son original en voulant le surpasser ; mais il y a toujours dans Brébeuf quelques vers heureux.

On voit auprès du camp une forêt sacrée , Formidable aux humains et des Dieux révérée , Dont le feuillage sombre et les rameaux épais Du Dieu de la clarté font mourir tous les traits ; Sous la noire épaisseur des ormes et des hêtres , Les Faunes , les Sjlvains et les Nymphes champêtres Ne vont point accorder aux accens de leur voix Le sou des chalumeaux ou celui des hautbois » Cette ombre destinée a de plu» noirs offiees , Cache aux veux du Soleil ses cruels sacrifices , Et les vœux criminels qui s'offrent en ces lieux , Offensent la ISature en re'véïant les Dieux. La , du sang des humains , on voit suer les marbres, On voit fumer la terre , on voit rougir les arbres ; Tout v ressent l'horreur , et même les oiseaux Ne se perchent jamais sur ces tristes rameaux. Les Sangliers, les Lions, les bêtes les pins fieres , N'osent pas y chercher leur bauge ou leurs tanières ; La Foudre , acccutumeVa punir les forfaits, Craint ce lieu si conpaj»!© et n'y tombe jamais ; La de cent Dieux divers les grossières images, Impriment l'épouvante et forcent les hommages. La mousse et la pâleur de leurs membres hideux Semblent mieux attirer les respects et les vœux : Sous un air plus connu la Divinité peinte Trouverait moins d'oncens , produirait moins de crainte; Tant aux faibles mortels il est bon d'ignorer Le» Dieux qu'il leur faut craindra et qu'il faut adorer.

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