ACTE II
te recule un peu. — I T n silence.) Est-Ce que VOUS Comptez faire
quelque chose, monsieur?
PABL.
Mon Dieu! madame, j’aurais été seul, sans mon frère, j’aurais pris une carrière...
MADAME MARÉCHAL
Laquelle?
PAUL
Je serais entré à Saint-Cyr.
nE.NRIETTE, levant les yeux vers sa mère.
Ah!
MADAME MARECHAL
Militaire, vraiment? C’est en voyant des uniformes que cette vocation-là vous est venue?
PAUL
Non , madame , c’est en regardant le portrait de mon père.
(Il va vers la table à droite.)
UNE FEMME DE SERVICE, paraiisant à la porte, à madame Maréchal.
Madame , il y a en bas cette femme... dont le mari a été tué à la fabrique, vous savez...
MADAME MARÉCHAL. Elle se lève.
Ah ! oui, c’est vrai, c’est le jour de son mois... (A Henriette.) Il faut donner l’argent à cette pauvre femme.
HENRIETTE, avec peur.
Oh ! maman !
MADAME MARÉCHAL
Est-ce que tu as peur de la voir?
Non... j’ai peur de pleurer.
MADAME MARÉCHAL
Eh bien, alors j’y vais.
(Elle sort en faisant nn geste de caresse à sa fille.)