SCÈNE XIII
Les Mêmes, HENRIETTE, accourant tout essoufflée.
MADAME MARÉCHAL
Ah ! te voilà... arrive! Qu’est-ce que tu as fait de ces messieurs?
Oh ! papa est en train de montrer la fabrique... je les ai laissés.
MADAME MARÉCIIAL.
Ton père est étonnant pour cela... Il croit que c’est amusant pour tout le monde... Mais comme tu as chaud! tu as couru?...
(Elle lui essuie le front avoc son mouchoir.)
HENRIETTE , s'asseyant sur le canapé à gauche, avec sa mère.
Mais non, maman.
(Un silence.)
MADAME MARÉCHAL
Vous savez, monsieur... si vous voulez lire... vous avez là des Revues...
PAUL
Je vous remercie, madame.
(Un silence.)
HENRIETTE, à madame Maréchal.
Trouves-tu le dessin de mon crochet plus joli que celui de madame Lubert ?
MADAME MARÉCHAL
Oui, oui... c’est plus léger. (Un silence. — Elle prend un peloton de laine sur la cheminée et revient le dévider sur le canapé avec sa fille.
— a Paul.) Vous allez beaucoup dans le monde, monsieur de Bré ville?
PAUL, s’avançant.
Oh! madame, je voudrais bien... J’ai été seulement à deux bals cet hiver...
MADAME MARÉCHAL
Vous dansez?
PAUL
Tant que je peux, madame.
MADAME MARÉCHAL
C’est de votre âge... Comment deux bals seulement?
PAUL
Oui, une fois chez madame d’Anjorand...
MADAME MARÉCHAL
Ah! oui, je connais... Elle invite beaucoup de jeunes gens... Elle trouve que c’est meublant pour un salon. (Paul
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