ACTE III
Ail!
MADAME MARÉCHAL
Oui... Il te croit le cœur un peu pris, ligure-toi!
(Elle lui fait une caresse sur la joue.)
Et vous, maman ?
MADAME MARÉCHAL
Moi, je te le demande, mon enfant. (Elle lui prend ic brus et l’approche tout près d’ciic.) Oh ! tu auras confiance en moi... Dis-moi cela tout bas, à l’oreille... Je veux tes confidences, moi... Tu m’as toujours dit tout. Une mère c’est comme une sœur aînée... ça comprend tout. Qu’est-ce que nous voulons, ton père et moi ? que tu sois heureuse, n’est-ce pas? heureuse pour la vie, avec un mari de ton
choix . . . (Henriette se lève ; madame Maréchal la reprend par les deux
mains.) Ne crains rien... Mais je te demande un peu pourquoi tu ne me le dirais pas? Voyons, est-ce qu’il n’v a pas ici un monsieur que tu trouves mieux que les autres ?
HENRIETTE, debout.
Moi?... mais non.
MADAME MARÉCHAL, la tenant toujours par les mains.
Un monsieur que tu vois. . . quand tu 11e le regardes pas?
Nom
MADAME MARÉCHAL, la regardant.
Quand tu ne penses à rien, il n’y a pas quelqu'un auquel tu penses un peu ?
Non... non.
MADAME MARÉCHAL, se levant.
Alors ton père se sera trompé... il avait cru s’apercevoir... (Elle se retourne vers Henriette.) YoyOllS, 111011 ailge, C est
la vérité bien vraie. ..tu n’aimes personne, bien sur? Tu ne me caches rien ? (Elle lui lève la tête avec la main.) I CS yeUX . . . que j’y voie ton cœur.
Mais non, maman... Ali! on a sonné... je me sauve. (Sur la porte.) Je reviendrai...