ACTE I
LE DOMINO
Je te vois de mon coupé souvent passer sur les bouleA^ards à pied...
riERKE.
Est-ce que je t'aurais éclaboussée? Ton coupé est si bas... Ah çà ! tu as donc fait fortune, ma chère Aîrathe?
LE DOMrxo.
Mais oui, un peu, mon cher. Je roule sur l'or. Je possède des peignoirs qui coûtent deux cent quarante francs de blanchissage. J'ai dans mon antichambre un huissier qui a une cliaine, et dans mon salon un plat de Chine où il y a les cartes de tous les gens connus...
PIERRE
Par toi?.. .Mes compliments... Vois-tu, dans ton état, on arrive à tout , à l'ancienneté...
LE DOMINO
Chéri, va! trop aimable!... Eh bien! et toi, mon pauvre ami, tu n'es devenu rien depuis que je ne t'ai vu ?
PIERRE
!son... pas, même millionnaire. Il faudrait que je mo ruine pour être ton amant de cœur...
LE DOMINO
Tu blagues donc toujours?
PIERRE
C'est ma santé.
LE DOMINO
Et qu'est-ce que tu fais de l'existence?
PIERRE
Plis grand'chose...
LE DOMINO
Et des .femmes?
PIERRE
Bien du tout : du plaisir.
;'Il.s remontent l'escalier, à droite.)