‹ Henriette MaréchalChapitre 38 sur 95 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les Mè.-mes , un DOMESTIQUE annonce M. de Bréville.

M. MARÉCHAL, le présentant h sa femme. Madame, le frère de notre jeune blessé.

MADAME MARÉCHAL

Monsieur...

PIERRE

Madame, je ne vous remercie pas... Mon frère vous doit la vie : moi, je vous dois la vie de mon frère...

MADAME MARÉCHAL

Oh! mon Dieu... Mais, monsieur, cela ne mérite pas... vraiment... En pareil cas, la plus simple humanité... D'ailleurs, c'est mon mari... (Pierre serre lamaiu de :\r. Maréchal.) Et monsieur votre frère est tout à fait hors de danger? M. Maréchal me disait tout à l'heure qu'il n'y avait plus la moindre inquiétude à avoir.

l'IERRE.

Oh! plus la moindre, madame. Il va même si bien que, ne voulant pas abuser de votre bonne hospitalité, il est en train de s'habiller pour venir prendre cong-é de vous. Son médecin lui a permis ce matin de partir.

M. MARÉCHAL

Partir? Mais il ne gêne personne. Et puis il n'est pas si fort .. Hier, pour être resté levé quatre ou cinq heures , il a manqué s'évanouir en se recouchant. Ce serait une imprudence... (Il remonte la scène.) Ah! il veut partir... Eh bien ! nous allons voir ça, sapristi! Je saurai bien le faire rester, moi.

(II sort.)

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