‹ Henriette MaréchalChapitre 39 sur 95 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

MADAME MARÉCHAL, PIERKE.

(.MaJame Maréclial s'assied sni- le caîiapé, à droiti', et fait sifiiie il Pierre de s'asseoir.)

PIERRE

Ah ! madame, permettez-moi de vous faire mes compliments : jai rarement vu une aussi jolie propriété que la vôtre.

(Il s'assied.) -MADAME MARÉCHAL.

]Mon Dieu , monsieur, les affaires de mon mari le retenant ici toute Tannée, nous avons arrangé notre petit coin pour nous 3^ plaire... îsous avons mia le plus de fleurs possible : ma fille les aime beaucoup. Il y a de grands arbres qui nous enferment chez nous. Nous ne voyons pas du tout Paris : cela nous empêche de le regretter... Vous aimez la campagne, monsieur?

PIERRE

Beaucoup, madame... mais platoniquemcnt... dans les tableaux.

MADAME MARÉCIIAI,.

Monsieur votre frère est un tout jeune homme, à ce qu'on m'a dit?

PIERRE

On ne peut plus jeune, madame... et j'ai tout lieu de croire que cela durera...

MADAME MARÉCHAL

Vraiment?

PIERRE

Oui, j'espère qu'il me donnera pas mal de chaçrrins...

MADAME MARECHAL

Comment?

PIERRE

Mais, madame, il a tout ce qu'il faut pour cela : une jolie ligure, une mauvaise tète, beaucoup d'honneur, pas un sou de raison, et tout plein de cœur. Qu'est-ce que vous voulez qu'il lui arrive d'heureux avec toutes ces mauvaises chances-là?

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