Henry Arnauld
Dès les premières lignes^ le lecteur constatera que ce livre est inachevé : il y trouvera des lacunes et aura une sensation générale de disproportion. Pourtant., il aura vite fait de reconnaître que^ si l'auteur Pavait pu conduire où il voulait^ c'eût été un beau livre^ et qu'il en a déjà la figure. Pour peu d'ailleurs que l'on ait le sens de l'histoire^ on pensera que l'ouvrage^ tel quel^ méritait de voir le jour ^ et qu'assurément il apporte à l'histoire du XVII^ siècle une utile contribution.
Sur les origines et la nature des recherches qui furent le fondement de ce travail^ leur étendue^ l'état où l'auteur l'a laissé en nos mains., la méthode suivie pour la publication., des explications sont nécessaires.
Peu de temps après son entrée à l'Ecole des chartes^ et comme il convient au début d'une carrière d'historien, Claude Cochin dut fixer son choix sur un siècle qui serait entre tous le centre de ses recherches. Il eut quelque indécision; des excursions vers les temps du moyen âge ne le laissaient pas indifférent; d'autre part, l'archéologie et l'histoire de l'art avaient pour lui un charme puissant, qu'elles n'ont jamais perdu à vrai dire. Mais il lui fallait une spécialité; un maître pour lequel il professait une grande admiration, Arthur de Boislisle, l'attira définitivement vers le XVIP siècle.
C'était un siècle peu fréquenté autrefois à l'Ecole, un siècle cependant qui devrait particulièrement appeler l'attention des historiens, un de ceux auxquels elle a quelquefois fait défaut