‹ Henry ArnauldChapitre 102 sur 267 · Ibid., p. i3i · texte numérisé non relu

Ibid., p. i3i

5. Varet, t. I, p. 219; ce n'est pas là qu'un mauvais propos. Voir Mém. d'Olivier d'Ormesson, t. II, p. 499; l'art, de M. Gauchie sur le Gallicanisme en Sorbonne d'après la correspondance de Bargellini [Rev. d'hist. eccl. de Louvain, 1902-1903); Gérin, Louis XIV et le saint-siège, t. II, p. 462 n. et p. 453.

SJIO HENRY ARNAULD

défiant », mais assez disposé à la conciliation. Gondrin se chargea de le conquérir en grand seigneur et surtout de le séduire; il lui rendit une visite très obséquieuse et en arriva à convaincre le nonce de la possibilité d'un accommodement^; il obtint même que les Jésuites ne seraient informés de rien.

La censure que fit l'archevêque d'Embrun du Nouveau Testament de Mons et ses conséquences bien connues donnèrent occasion à Arnauld et à La Lane d'écrire nominativement au roi une lettre justificative qui fut remise à Lionne le 19 mai i668"^. L'occasion était excellente et habilement choisie pour permettre aux chefs du jansénisme d'exposer avec modération leurs sentiments, suggérer des concessions mutuelles, préparer ainsi les voies à la paix. La Feuillade, dont la sottise était bien connue à la cour, fournissait le meilleur des prétextes-^

Cependant, une lettre écrite par Henry Arnauld et ses trois confrères à tout l'épiscopat, le 25 avril 1668, fut supprimée par arrêt du Conseil^, et l'archevêque de Toulouse exigeait le procès des récalcitrants ; tout espoir de paix sembla s'évanouir quand Rome condamna et le Nouveau Testament de Mons et le Rituel d'Alet. Le gallicanisme vint encore à l'aide des jansénistes; les censures n'avaient pas été faites dans les règles, et le Parlement s'en plaignit au roi, de telle sorte que celui-ci dut interdire au nonce la publication des décrets pontificaux^\

Les quatre évêques se décidèrent à envoyer^ la circulaire qu'ils avaient écrite, le 25 avril 1668, à leurs con-

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