‹ Henry ArnauldChapitre 103 sur 267 · Nous sommes en juin (Varet, t. II, p. 17 et suiv · texte numérisé non relu

Nous sommes en juin (Varet, t. II, p. 17 et suiv

frères, pour montrer, encore une fois et de façon spécialement violente, combien leur procès serait illégal et quel avilissement de leur dignité il comporterait. En même temps, ils parlent ouvertement du « ministère honteux » des évêques qui, par aveuglement, faiblesse ou intérêt, désirent leur jugement. A la grande indignation des prélats médiateurs, la lettré' fut supprimée par arrêt du Conseil le 4 juillet 1668. C'est ainsi que l'on traitait en rebelle Tévêque d'Angers et qu'on récompensait, comme le faisait remarquer alors même l'auteur d'un factum anonyme^, celui qui « se fit chasser de sa ville épiscopale pour le service du Roy », pendant la Fronde.

Choiseul, l'évêque de Cominges, se rendit à Alet, en juin 1668, avec la mission de convertir Pavillon et, par contre-coup, Caulet aux idées des médiateurs; ceux-ci s'étaient récemment arrêtés au conseil suivant : les quatre évêques signeront et feront signer un procès-verbal dans lequel ils ne céderont rien des théories exposées en leurs mandements, mais qu'ils tiendront secret; en même temps ils écriront une lettre publique au pape où ils affirmeront, en termes vagues, leur entière obéissance au saint-siège. D'ailleurs, Gondrin s'était servi de cet expédient, dès mai i665, au diocèse de Sens, sans être inquiété^.

Pavillon accepta en principe, mais sous réserve de discuter point par point les termes de la lettre au pape et avec assurance que les sœurs de Port-Royal seraient expressément comprises dans la paix. L'évêque d'Alet exposa d'ailleurs à Henry Arnauld toutes les objections qu'il avait faites à Choiseul et toutes les promesses qu'il

1. Réfutation d'une lettre à un seigneur de la cour servant d'apologie à Mgr l'archevesque d'Embrun^ in-40, 60 p., s. 1., [daté, p. 60 : 4 août 1668], p. 46.

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