Cf. plus loin, p
3. Voir Mémoires de Du Fossé, t. III, p. 54; Journal d'Olivier d'Ormesson, t. II, p. 566; Mémoires de l'abbé Arnauld, p. 544.
Henry Arnauld , écrivit au nonce', puis au roi, avec ses trois confrères, aussitôt après les synodes; la lettre autographe que Henry envoya au roi nous est parvenue^. Varet prétend que les médiateurs présentèrent les quatre lettres à Louis XIV le i6 septembre au matin^. Gela semble peu probable puisque le synode de Saumur n'avait eu lieu que le i5; il est cependant possible que ces lettres aient été antidatées pour pouvoir être présentées au roi dans le plus bref délai possible. Le jour même de son synode, Henry fit aussi savoir à Lionne toute la joie que la paix lui causait^.
Le 8 octobre, le pape envoya à chacun des quatre évêques un bref uniforme portant qu'il était satisfait de leur « simplici ac pura subscriptione Formularii^ ». Rome désira cependant avoir des renseignements officiels sur les procès -verbaux ; Rospigliosi en écrivit au nonce'', lui réclamant des certificats doctrinaux émanés des quatre évêques. Gondrin, appelé sur-le-champ à Berny par Lionne, fut transporté de colère devant cette nouvelle exigence de la cour pontificale; Arnauld pensait que jamais on n'amènerait Pavillon à signer un acte de ce genre. Les quatre évêques en avaient tant fait que ce nouveau témoignage de soumission ne leur coûta pas trop. On put se servir de papiers portant leurs signatures et datés du jour des synodes, sinon rédigés alors'', où ils affirment avoir
1. Deux fois, les i5 et 22 septembre (arch. Vat., Nun^. di Fraticidy vol. 277, p. 6; cf. VHist. des cinq propos., t. II, p. 207).
2. AIT. étr., France 1482, fol. 295. Voir Pièces justificatives, no i3.
3. T. II, p. 253 et 36i ; les jansénistes avaient intérêt à se hâter, car il était convenu que les commissaires seraient licenciés aussitôt la signature des procès-verbaux connue par le roi (cf. Rome 193, fol. 100).
4. France 1482, fol. 296. Voir Pièces justificatives, n^^ 14.