Varet, t. Il, p
7. Hist. des cinq propos., t. Il, p. 23i; le certificat de Ghoart est publié et celui des trois autres est sur le même modèle.
signé le Formulaire « conformément à la lettre que nous nous sommes donné l'honneur d'écrire à N. S. P. le Pape ». C'était donc rester dans la même favorable obscurité; le nonce s'en contenta et la paix devint officielle.
De multiples lettres de congratulation furent échangées ; Godeau, en particulier, écrivit à Henry une lettre pleine de préciosité ^ Chapelain, qui en était toujours resté à l'hôtel de Rambouillet, comme l'évêque de Vence, lui envoya des félicitations sur le même ton^.
Gondrin présenta Arnauld, La Lane et Nicole au nonce 3; peu après, le roi accueillit Antoine à son lever avec beaucoup d'obligeance.
Après ce petit triomphe, les jansénistes ne s'attendaient pas au coup que fut pour eux l'arrêt du Conseil du 25 octobre^. On y voit, en effet, louée V « obéissance » rendue par les quatre évêques aux constitutions pontificales. Les mots de « pure et simple » ne sont à vrai dire pas accolés à « signature », et l'épithète « sincère » qui remplace les deux autres ne signifie rien; mais « obéissance » semble emporter aux yeux les plus aveugles la créance du fait. Henry Arnauld se plaignit timidement à Lionne-^; mais Messieurs de Port-Royal courbèrent encore l'échiné; ils se chargèrent, en un habile mémoire, de prouver aux quatre
1. La lettre de Godeau à Henry Arnauld, non datée, est in extenso dans Varet, t. II, p. 382-383.
2. Lettre de Chapelain à Henry Arnauld du 12 octobre 1668 : Correspondance, t. II, p. 600.