Mémoires, p
2. Journal de Jacques Valuches dans C. Port, Noies et notices angevines, p. 214.
3. Cf. Galette de France, 24 novembre 1674. Il eut ses bulles le 6 mars 1674; prit possession par procureur le 28 mai, il y alla personnellement dans le courant d'août (Mémoires, p. 555). Cf. Alfred Cramail, l'Abbaye royale de Chaumes-en-Brie (Paris, 1876, in-40), p. 34. L'abbé Arnauld était aussi pourvu du prieuré du Plessis-aux- Moines en Touraine. Cf. Tallemant des Réaux, t. VIII, p. 29; Varin, la Vérité sur les Arnauld, t. 1, p. 278.
les efforts de Pomponne et ceux de Henry, rayer de ses Mémoires toute mention de ce fils indigne ^
L'attrait invincible que l'abbé Arnauld éprouvait pour le monde, la fréquentation de femmes spirituelles ou frivoles, — non tant assurément M™'' de Sévigné que la duchesse de Brissac-, — en même temps que la fatuité dont il faisait preuve au souvenir de ses aventures de jeunesse, tout cela fait comprendre aisément les reproches que le docteur Arnauld adressait à Henry quand il le voyait garder auprès de lui avec tendresse un neveu aussi suspect^. On ne voit guère en effet l'ancien « chevalier de la reine Epicharis » manier la bêche d'un Le Maître ou la serpette d'un Pontchâteau.
A Angers même, son attitude n'était pas à l'abri de tout reproche. Sa liaison intime avec Autichamp^ montre que ses convictions jansénistes n'étaient pas exclusives. L'éloge même que Saint-Simon fait de lui aurait été, aux yeux des vrais jansénistes, une lourde tache sur sa mémoire. N'était-ce pas renier son nom que de n'avoir « jamais fait parler de lui dans les affaires du fameux Arnauld son oncle ^ »?
1. Cf. lettres de Pomponne des 8 et i5 janvier 1667, publ. par Monmerqué en appendice dM^ Mémoires de Coulanges (Paris, 1820), p. 412-415.
2. Cf. la notice de M. de Boislisle sur l'abbé Arnauld [Saint- Simon, t. VI, p. 35) et Walckenaer, Mémoires touchant la vie et les écrits de... la marquise de Sévigné, t. II, p. 100.
3. Cf. lettre d'Antoine Arnauld d'avril i665 [Œuvres, t. I, p. 525).
4. « ... L'affection et le respect que tout.le monde croit devoir à sa douce manière de gouverner, etc.. » [Mémoires, p. 552).