T. II, p
6. Gant, de Durtal, arr. de Baugé {Dictionnaire, t. II, p. 789).
7. Bien que devenu vieux, prêtre et bénéficiaire, il raconte avec complaisance, dans ses Mémoires, une intrigue qu'on le soupçonnait dans sa jeunesse d'avoir entretenue avec une religieuse; il s'en défend mollement {Mémoires, p. 5o8). L'abbé de Pomponne aurait
habitudes à l'hôtel de Rambouillet, il fit plusieurs campagnes en qualité de cornette jusqu'en 1643. Découragé par la mauvaise fortune, il alla en août 1645* rendre visite à son oncle, alors abbé de Saint-Nicolas, en son abbaye; il resta avec lui jusqu'en octobre. La ladrerie de son père l'empêchant définitivement de poursuivre sa carrière militaire, il se décida à accompagner Henry Arnauld à Rome et ne le quitta dès lors presque plus. Il se cloîtra presque rigoureusement à Angers au moins jusqu'en 1677 (date où se terminent ses Mémoires)^ avouant y avoir éprouvé le plus profond ennui, rongé par l'orgueil et pleurant ses ambitions déçues. Nous ne savons presque rien de lui-même au sujet de son histoire sacerdotale. En 1660, quand il obtint le bénéfice de Saint-Nicolas de Candé, il n'était encore que « clerc tonsuré^ »; on ne saurait dire s'il fut jamais prêtre. Le i^'" novembre 1674 lui fut conférée la commende plus considérable de l'abbaye de Chaumes-en- Brie, où venait de mourir Gondrin"^.
La pluralité de ses bénéfices prouvait, selon la saine doctrine de Port-Royal, une vertu médiocre. Il y eut même de sa part certaine signature du Formulaire qu'Arnauld d'Andilly trouva si honteuse qu'il voulut, malgré
pu à Venise, en 1706, s'autoriser de l'exemple de son oncle (cf. Lettres du président de Brosses, i836, in-80, t. 1, p. 218). Ces deux prêtres font évidemment une tache profonde dans la sévère famille Arnauld.