Arch. nat., G»* 658, fol. 3 vo
Elle désigna les évêques de Meaux* et de Saint-Malo^, les abbés de Benjamin et Garande « pour solliciter de sa part M. le président de la Tournelle, M. le rapporteur, les conseillers, les gens du Roy et tous autres ausquels il conviendra s'adresser 3 ».
L'affaire n'eut cependant pas de suites juridiques. Thiot consentit à faire une solennelle réparation de son honteux discours. A huit heures du matin, le lo juillet 1666, devant les délégués du clergé d'Angers^, présidés par l'évêque, il demanda humblement son pardon... « La grâce que vous me faites, dit-il, sera toujours présente à ma mémoire pour me faire admirer la grandeur de vostre courage, qui ne sçait vaincre ses ennemis qu'en les comblant de faveurs... ))
Henry Arnauld répondit en lui faisant valoir la gravité de sa faute, qui atteignait, dit-il, « l'Église et le caractère sacré de l'épiscopat outragé en notre personne. » Après avoir remercié en termes chaleureux les délégués du clergé, il déclara pardonner à Thiot, et l'assemblée se résolut à abandonner son instance devant le Parlement.
Chapelain eut raison de féliciter vivement Henry Arnauld de ce succès et Gonrart de s'associer à sa joie-^, car jamais, assurément, l'évêque d'Angers n'avait reçu une