‹ Henry ArnauldChapitre 137 sur 267 · Loc. cit., fol. 4 vo · texte numérisé non relu

Loc. cit., fol. 4 vo

4. Voir Extrait des registres du clergé d'Anjou (s. 1. n. d., in-40, 3 p.), plaquette rarissime dont nous extrayons tout ce qui suit. Les membres de l'assemblée présents avaient été délégués par le chapitre cathédral, les abbayes de Saint-Serge, de Saint-Aubm, de Toussaints, du Ronceray, les chapitres Saint-Laud, Saint-Pierre, Saint- Jean-Baptiste, Saint-Maurille et la communauté de la Trinité.

5. Lettre de Chapelain du 28 juillet 1666 à Henry Arnauld : « Monseigneur, je veux un grand bien à vostre chapitre et à vostre clergé d'avoir tesmoigné un si beau et si vif ressentiment de l'injure

plus entière satisfaction. Elle semble cependant presque ironique : tandis que son clergé lui donnait d'un côté une éclatante approbation, de l'autre il lui désobéissait ouvertement.

Le 8 juillet i665, Henry Arnauld avait, en effet, publié son fameux mandement pour la signature avec distinction; il fut, on le sait, cassé par arrêt du Conseil. Le roi ayant ordonné, le 29 avril i665, à tous les ecclésiastiques de signer le Formulaire dans les trois mois sous les peines les plus graves^, le clergé d'Anjou décida en grande majorité^de considérer l'acte épiscopal comme non avenu et de signer purement et simplement par-devant le lieutenant général. Gomme on pouvait s'y attendre, les prêtres du séminaire furent des premiers à le faire ; nous avons à ce propos une lettre écrite par Henry Arnauld à Maillard^, où il se plaint de ce que ceux qui devraient être ses fidèles auxiliaires favorisent les empiétements du pouvoir civil et outragent son autorité.

Antoine Arnauld^ fit retomber sur son frère toute la responsabilité de 1' « apostasie générale » des ecclésiastiques angevins qui, « sur une appréhension, même mal fondée, de perdre leurs bénéfices, sont allés signer devant des juges séculiers un Formulaire qu'ils savoient bien être rejeté par leur évêque », et il osa à ce propos citer à Henry l'acte d'un saint archevêque d'Antioche, qui préféra renoncer à l'épiscopat plutôt que d'avoir à gouverner davantage un clergé rebelle et une église contaminée.

que vostre dignité et vostre personne avoient receue à l'audience de La Flèche par l'advocat du Roy au sujet du Formulaire... » [Lettres, t. II, p. 467).

1. Voir Déclaration du Roy sur la bulle de N. S, -P. le pape Alexandre Vil, Paris, i665, in-40, p. 7.

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