Vie d' Arnauld, p
2. Du Fossé reconnaît que les réceptions à l'évéché étaient « magnifiques », Henry Arnauld « estant aussi généreux envers ses hostes que sobre et dur sur luy-mesme » [Mémoires, t. III, p. 35).
3. Mémoires de François Grandet, p. 9 (Angers, 1901), extrait de V Anjou historique.
4. Il y a une note de Henry Arnauld très favorable aux Jésuites de La Flèche dans le ms. Barberini 7953.
charge : il combla de telles attentions les Pères que, dans une relation non officielle des cérémonies, ils ne trouvèrent à consigner que des éloges sans restriction à l'adresse de leur « digne évêque^ ».
Il faut noter, d'ailleurs, que Henry Arnauld entretint toujours des rapports très courtois avec la maison de La Flèche. Le Père Rapin écrit, en effet, que l'évêque d'Angers vivait « honnêtement avec tout le monde, jusques aux Jésuites de La Flèche, en son diocèse, qu'il traitoit aussy bien qu'aucun évêque de France- »; il ajoute ailleurs que Henry Arnauld « vivoit en moliniste avec les Jésuites de La Flèche, tant il les traitoit bien, tout janséniste qu'il étoit^ ». Il en résulte qu'on a peine à croire que, si en i653 les Jésuites de La Flèche refusèrent de gagner le jubilé publié par Henry Arnauld, ils aient été poussés à cet acte par la seule raison de faire pièce à leur évêque^.
Il n'y avait d'ailleurs pas que le Père Rapin à se féliciter ainsi de Henry Arnauld; l'un des plus illustres membres de la Compagnie, le P. Bourdaloue, disait au prince de Tarente tout le bien que pensaient de l'évêque d'Angers ses confrères de La Flèche^.
1. Le récit de ces fêtes a été publié par le P. de Rochemonteix, le Collège Henry IV de La Flèche, t. II, p. 25i et suiv. Nous avons tiré de ce bon ouvrage les indications précédentes.