‹ Henry ArnauldChapitre 150 sur 267 · Lettre du même à Pontchâteau (5 juillet 1676), p · texte numérisé non relu

Lettre du même à Pontchâteau (5 juillet 1676), p

4. Bibl. d'Angers, ms. 1238, p. 3 18 [Mémoires et moyens envoyés au roi par les doyen et docteurs de la Faculté en i6yg contre deux Cordeliers).

d'exposer, s'imaginèrent aisément que Henry Arnauld faisait renaître de son propre aveu, sans provocations, les querelles assoupies par la paix de 1669. Oubliant même, — erreur que les termes de l'ordonnance favorisent à vrai dire, — qu'il s'agissait d'affaires toutes particulières, on eir vint à assimiler aisément le serment très spécial de l'Université au Formulaire lui-même', dont il n'était nullement question à ce moment.

Mais cette confusion trop facile à comprendre rend encore plus fâcheuse la faute très lourde et grosse de conséquences que Henry Arnauld commit dans son acte du 4 mai; non content d'engager les candidats aux grades universitaires à prononcer le serment avec distinction du fait et du droit, il va jusqu'à leur ordonner de toujours prêter le serment dans cette forme; et cela sous les peines les plus graves, — la suspense ipso facto ^ — contre celui qui oserait ne pas lui obéir-. Henry Arnauld avait été victime de trop d'actes arbitraires pour ne pas avoir un peu pris la contagion de l'intolérance. A vrai dire, les historiens jansénistes se fatiguent à montrer que l'ordonnance du 4 mai tendait, en réalité, à laisser simplement le choix entre le serment pur et simple et le serment avec distinction. Petitpied et l'abbé d'Étemare ont usé, en faveur de cette thèse, toutes les ressources de leur dialectique^^; celle du cardinal de Bissy, moins savante, amène à des conclusions plus sùres^. Il est certain que Henry Arnauld ne laissait aucun choix et s'en tenait exclusivement au ser-

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